Chaque vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. A chaque lever du soleil de sa vie, des pages de son savoir s'inscrivent dans le livre du destin.
Au coucher du soleil de son existence, l'énidit illumine ceux qui le veulent bien. Au début de notre vie on voudrait voir le temps du sablier filer rapidement. Rendu au crépuscule de nos jours, une douce nostalgie aimerait revivre ces événements qu'on croyait sans importance à nos yeux au plus fort de notre vie.
Au fil des jours, notre sagesse s'accumule sur nos rides pleines de souvenirs et nous fait regretter le moment où l'on courait dans les champs. On laissait notre imagination construire des rêves afin de voir la vie sous l'autre côté de la médaille.
Aujourd'hui, mon existence ne me permet point de revenir à ces beaux jours. Alors, je reste avec ma vieillesse qui pèse sur mon dos courbé et mes cheveux blancs. En marchant avec ma canne pour m'aider à tenir debout et attendre avec quelques regrets sur le coeur le dernier coucher du soleil. Qui dans une tendre lumière apaisante m'ouvre la porte du jardin de l'éden !!!!!!!!!!!!